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 Nomenclature des Radio-Techna

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Nomenclature des Radio-Techna
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Remerciements


Sur cette page vous trouverez les photos de l'ensemble des appareils Radio-Techna (et variantes) dont l'existence est actuellement certifiée, soit par la présence d'un cliché dans les archives Horguelin ou Escot, soit par leur survivance dans l'une ou l'autre collection. Dans les cas ou plusieurs sources documentaires sont disponibles pour un même appareil, les clichés modernes en couleurs sont privilégiés sur les clichés anciens. Certains appareils ont été fabriqués en série mais Paul Horguelin réalisait aussi "tous appareils spéciaux" à la demande, comme précisé dans une notice publiée début 1925 (voir pages annexes). Il est possible que certains des appareils présentés aient été réalisés en un seul exemplaire, soit qu'il s'agisse de prototypes de recherche, soient qu'ils aient été réalisés sur commande spéciale. Un nombre important d'appareils connus dans les collections ne figurent pas dans les archives, ce qui laisse supposer que de nombreux modèles restent à découvrir. J'ai par ailleurs inclus dans cette nomenclature l'ensemble des appareils fabriqués au titre de la sous-traitance dont l'existence est à ce jour certifiée. Cela inclut les modèles figurant sous les marques SIDPE/Radio-Consortium, S.A.F.I.R, Radio-Parfait, E.Delidon, Radio-Toulouse, tous appareils dont il ne subsiste aucune trace dans les archives photographiques Horguelin. Les postes sont classés par année et il y a certainement à ce niveau des approximations. Chaque poste est identifié par un N° afin de faciliter des comparaisons croisées (en cas d'implantation de nouvelles références dans le futur, j'utiliserai des bis et des ter...j'ai d'ailleurs déjà commencé pour de nombreux appareils découverts au cours de la réalisation de cette étude). Toute nouvelle référence est la bienvenue pour enrichir la nomenclature, n'hésitez pas à me contacter. Dans mes commentaires je fais parfois référence au type des composants utilisés, élément utile à la datation des appareils (rheostat type 1, bouton type 2...). Vous pourrez  vous reporter à la page suivante pour plus d'informations sur ces composants. Certaines photos d'époque sont de très mauvaise qualité, désolé je n'en ai pas d'autres.

                                                                       ACTUELLEMENT, 114 APPAREILS HORGUELIN PHOTOGRAPHIES SUR CETTE PAGE

On that page you will find the pictures of the all Radio-Techna models actually listed. The radios are classed by date with certainly some rough estimate. Each radio is identified with a number to make easier comparing (for new numbers in the futur, I will use bis and ter). All new pictures are welcome to enhance the list, don't hesitate to contact me if you have one. In the commentaries, I speak sometimes about the components used in the radios, something useful to date the set (rheostat type 1, knob type 2....). You can visit the next page for more informations about those components.

                                                                                             (for the moment, the commentaries are only in french)

 

                                                                    1921-1922 et jusqu'au 9 janvier 1923
Les appareils présentés dans cette rubrique sont inclus à la fin de l'album photos N°2 de la famille Horguelin (1915-22) pour les 5 premiers et au début de l'album N°3 (1923-29) pour les suivants. L'examen à la loupe des photos, confronté aux quelques informations parcellaires dont je dispose concernant les débuts de l'entreprise, permet de conclure que tous ces appareils ont très vraisemblablement été fabriqués dans le premier atelier avant l'incendie du 9 janvier 1923. Entre les toutes premières radios Horguelin  qui sont plutôt des bricolages d'amateur et les premiers postes Radio-Techna, construits entre novembre 22 et janvier 23, on observe ici une sorte de suite logique. Dans la mesure ou les photos ne sont pas datées, il subsiste néanmoins une dose d'incertitude.
1/

Cet appareil figure à la fin du second album de photos de la famille Horguelin concernant la période 1915-1922. Il s'agit d'une des toutes premières fabrications de Paul Horguelin, probablement pas destinée à la commercialisation. Ce poste monolampe + galène est construit avec des éléments de récupération. Le détecteur à galène et quelques bornes sont d'origine Ducretet, le bouton de gauche provient de la maison Péricaud et celui de droite est probablement d'origine militaire. L'ébénisterie assemblée avec des clous est certainement une fabrication maison.

 

2/                                                                        

 

Cet appareil figure également à la fin du second album de photos concernant la période 1915-1922. On voit clairement à gauche un bouton de récepteur à galène TM type A. Le contacteur à plots provient de chez Ducretet. L'ébénisterie est un modèle de récupération. Elle comporte un marquage à 4 chiffres suivi de 2 chiffres, propre à la numérotation de Ducretet avant la guerre de 14. Il s'agit très probablement de la boite d'un récepteur à galène Ducretet primitif (un appareil ancien et méprisable en 1922 et qui serait aujourd'hui un collector rarissime). Là encore, on imagine mal que cet appareil soit destiné à la commercialisation. On peut apercevoir d'autres productions contemporaines sur une photo du poste de travail de Paul Horguelin en 1922 (voir page "la production des Radio-Techna") 

 

2 bis/

 

Toujours ce même album N°2, ici un amplificateur à 7 lampes (probablement 3 HF/det/ 3BF). Les inverseurs sont des modèles de la Télégraphie Militaire ainsi que la prise située en bas à droite, les bornes sont de provenances diverses.

 

2 Ter/

Album 2, boite d'accord issue du même cliché que l'ampli ci-dessus. Les composants sont toujours de provenance diverses mais la réalisation semble beaucoup plus soignée, presque professionnelle. Seul bémol, il n'y a pas de plaques ou de gravures indiquant les fonctions des éléments ce dont on peut déduire d'une part qu'il ne s'agit pas d'une production ayant vocation à être commercialisée, d'autre part que l'appareil a été fabriqué avant l'achat de la machine à graver.

 

3/

 

 Le récepteur présenté ici est jusqu'a preuve du contraire la plus ancien appareil Horguelin survivant. Pas de marque visible (selon Odette Escot la marque "Radio-Techna" n'a pas été utilisée avant la création de la société) et pas de gravures en façade ce qui laisse supposer que cet appareil a été réalisé avant l'achat de la première machine à graver (que l'on situe vers l'été 1922 ou au plus tard en septembre). L'appareil est équipé de boutons avec flasques alu, de bornes proches du type 2 et de plots assez semblables à ceux que l'on retrouve sur les postes Radio-Techna quelques mois plus tard. Sur toutes les pièces de décolletage il existe cependant des différences subtiles avec les appareils postérieurs (plots légèrement moins hauts, idem pour les entretoises laiton des boutons...). Le câblage est en fil rond gainé coton et les composants internes sont d'origines diverses ( Rhéostat CGR, condensateur Téléfunken, variomètre de fabrication maison de facture très artisanale).  L'ébénisterie  est  un modèle de récupération. Elle provient sans nul doute possible d'un "Short waves tuner Mk3", un appareil anglais classique de la première guerre mondiale (dont proviennent aussi les CV, les boutons, les bornes et le porte montre situé dans le couvercle). La proximité stylistique évidente entre ces composants militaires anglais et les composants Radio-Techna utilisés quelques mois plus tard permet de saisir de manière évidente ou Paul Horguelin a puisé son inspiration. Il s'agit d'un appareil monolampe. La lampe TM est installée en position horizontale dans le casier situé en haut à gauche ce qui est pour le moins inhabituel (cette position est en fait imposée par la forme particulière du coffret, prévu pour un poste à cristal). La résistance est montée à l'extérieur à coté du rhéostat. Par certains aspects (câblage, provenance hétéroclite des composants) cet appareil présente encore de considérables traces d'amateurisme. Rapporté aux productions postérieures de Paul Horguelin on comprend pourtant aisément qu'il s'agit là de l'œuvre d'un jeune homme (de 23 ans) qui travaille alors à construire le style de futurs appareils commerciaux  sans disposer encore des moyens techniques et financiers nécessaires à une réalisation irréprochable. Ce récepteur était-il  déjà destiné à la vente? On ne peut l'affirmer avec certitude mais certains éléments présentés ci-dessous laissent penser que cette hypothèse n'est pas invraisemblable. On trouve la trace de cet appareil dans les archives comptables de Paul Horguelin en 1923. Il est alors classé comme "appareil d'étude" avec le libellé suivant : "1 Mark III Tuner (transformé en Reinartz)".  (Source : collection Verdier, succession Horguelin). 

PARENTHESE A PROPOS DU N°3

 

 

Ci-contre, le "Short waves tuner Mk3", un appareil classique en dotation dans l'armée britannique durant la première guerre mondiale. Il s'agit d'un récepteur doté de 2 détecteurs (Perikon et Carborandum) qui couvre la gamme 100/700 mètres. Il comprend un porte-montre, un casier pour un détecteur de rechange et 2 tableaux  de longueurs d'ondes dans le couvercle. Ces éléments, ou les traces de leur existence passée, se retrouvent dans le couvercle du poste Horguelin ci-dessus. (Source : collection particulière en France)

 

Ci-contre, Récepteur monolampe "Tingey valve tuner N°22". Cet appareil qui couvre les gammes de 800 à 30000 mètres a été fabriqué en Grande Bretagne vers 1920 à partir des surplus du "Short waves tuner Mk3". La boite, les boutons, les CV, les bornes et les inverseurs sont des éléments de récupération, comme dans le cas du poste Horguelin ci-dessus. Ce type de transformation était alors très tentant dans la mesure ou le récepteur Mk3 ne couvre qu'une gamme réduite qui en limite l'usage. L'appareil ici présenté semble plus soigné et élégant que son homologue Horguelin. L'ébonite est gravée, les particularités du couvercle sont dissimulées par un large mode d'emploi, la lampe est positionnée sur la façade. Il ne s'agit pas d'un bricolage mais bien d'un récepteur destiné à la commercialisation. En contrepartie de cette élégance, on ne peut fermer le couvercle sans retirer la lampe, ce qui n'est guerre pratique (et explique que Paul Horguelin ait imaginé une autre disposition). Fort de cet exemple (et d'autres comparables dans la production britannique), Paul Horguelin à peut-être débuté sa carrière commerciale en réalisant ce type de transformations, ou du moins en a t'il eu à un moment l'intention.  Il est de toute façon très vite passé à autre chose de plus ambitieux. (Source : "Radio-Radio", Jonathan Hill, Sunrise Press 1986, p31).

3 bis/

 

Cette boite d'accord est elle aussi inclue à la fin de l'album 2, photographiée à coté d'un ampli 3 ter de la Télégraphie Militaire. Composants divers et 2 boutons à curseurs à gauche qui semblent bien être du modèle récurrent présent sur la plupart des Radio-Techna jusqu'en 1930. Pas de gravures en façade donc cet appareil a, au plus tard, été fabriqué à l'été 1922.

 

4/

Au cours de l'année 1922, Paul Horguelin est en affaire avec la Société SIDPE (Société Industrielle d'instruments de précision et Dynamo-Phare Eyquem réunies), 80 boulevard Jourdan à Paris. Il s'agit d'une importante compagnie spécialisée essentiellement dans les accessoires électriques pour l'automobile mais qui a déjà quelques activités dans le domaine du phonographe (Brevet déposé en 1905 pour un dispositif permettant la substitution du phonographe à la sténographie) Les éléments éparses actuellement en ma possession semblent indiquer que les toutes premières radios commercialisées par Paul Horguelin l'ont été sous la marque SIDPE. Ces radios sont présentées lors de la première exposition de TSF du Champs de Mars à Paris de juillet à septembre 1922. Comme il est de tradition, cette exposition est agrémentée d'un concours, qui est organisé dans le cadre du "Concours Lépine" le 18 aout. Le ou les récepteurs SIDPE présentés remportent le "Grand Prix" parmi 50 postulants, à égalité avec La Précision Electrique, Georg et Montastier et Vitus et Hardy (trois fabricants dont le nom fait sens pour les collectionneurs aujourd'hui mais qui, pour 2 d'entres eux du moins, sont seulement à l'aube de leur carrière en 1922, au même titre que Paul Horguelin). S'agit t'il d'un simple travail de sous-traitance ou bien d'appareils entièrement conçus par Paul Horguelin?  Il n'a malheureusement pas été possible à ce jour de retrouver des photos de ces appareils SIDPE et l'on ignore donc s'il s'agit de préfigurations des futurs Radio-Techna, à même de nous renseigner quand à l'état d'équipement de l'atelier à l'été 1922 ( éventuelles gravures, pièces spécifiques) ou bien de tout autre chose. La mention "Grand Prix, Paris 1922" figure en tout cas sur tous les documents commerciaux édités par Radio-Techna au cours des années 20. Toute nouvelle information est la bienvenue.

5/

Ensemble amplificateur 3HF/det/3BF pour couplage avec une boite d'accord.  Cet appareil figure au tout début de l'album 3 de la famille Horguelin (1923-29 ) et il s'agit là apparemment d'une production à vocation commerciale. En fait, il semble que tous les appareils "professionnels" aient étés classés dans l'album 3 mais l'on sait par ailleurs que l'atelier fonctionnait déjà de manière professionnelle au moins depuis juin/juillet 22 (présence de monteurs, gain du concours Lépine). On en conclue que ce modèle est vraisemblablement le premier ou l'un des tout premiers appareils Horguelin commerciaux. C'est peut-être même l'appareil présenté sous la marque SIDPE au concours Lépine mais je n'ai pas d'informations sur ce point. Pas de logo de marque visible mais un marquage "PH20" en bas à gauche. La façade est entièrement gravée donc la machine à graver avait été achetée au moment de sa fabrication. De nombreux points communs sont visibles avec les futurs Radio-Techna. Quelques différences néanmoins. Le commutateur compliqué en haut à gauche et la série d'inverseurs en haut à droite ne seront pas repris par la suite. En l'état de mes connaissances j'estime que cet appareil a été fabriqué entre juin et octobre 1922, c'est à dire entre le moment ou l'entreprise a commencé à être en mesure de fabriquer des récepteurs suffisamment soignés pour gagner le concours Lépine et l'instant ou la marque Radio-Techna a été utilisée pour la première fois (5 novembre).  L'appareil N°2 bis ci-dessus est probablement le prototype de cet ampli. Un amplificateur à 5 lampes assez proche de ce modèle mais avec seulement 2 étages HF et BF a été fabriqué en série en 1924 (voir ci-dessous N°24)

6/

Toujours au début de l'album 3, cette boite d'accord est marquée "Résonateur TSF 450-4500m" et porte le N°3. Pas de marque apparente. Boutons type 1 avec flasques alu et marquage des fonctions directement sur les boutons. La présence de gravures indique une fabrication à vocation commerciale du second semestre 1922, probablement antérieure cependant au 5 novembre dans la mesure ou la marque Radio-Techna ne figure pas. Comme dans le cas de l'ampli N°5 ci-dessus et des quelques radios qui suivent dans cette rubrique, les butoirs du curseur à plots sont indépendants des plots. Cette différence infime avec l'ensemble des appareils produits en série à partir de la fin de l'année 23 que j'ai pu observer est l'un des critères que j'ai retenus pour réaliser cette chronologie. 

 

7/

 

 

Ce poste à 3 lampes en coffret figure encore au tout début de l'album 3. Il est marqué en haut de la façade :  "Récepteur...(3 lettres illisibles)...PHL4 N°4". Pas de marque Radio-Techna apparente ce qui semble indiquer une fabrication antérieure au 5 novembre 1922. Le marquage PHL4 est à rapprocher de l'appareil à 5 lampes N°11 ci-dessous marqué PHL5...mais le 4 est ici un mystère puisque l'appareil dispose seulement de 3 lampes. Boutons type 1 avec flasque alu, self à 6 prises comme le N°6 ci dessus, rhéostat type 1, bornes type 2 sur le coté. Le coffret semble similaire mais en plus petit à celui du 4 lampes N°20/21/22/23 ci-dessous. Les butoirs du curseur sont encore séparés. A noter, il s'agit là d'un récepteur complet (boite d'accord et ampli) et non plus d'un élément comme les appareils ci-dessus. On trouve la trace d'un poste PHL4 vendu 450 F en novembre 23 dans le journal des ventes de Paul Horguelin.

8/

Cette boite d'accord figure à la suite du N°7 dans l'album 3. L'appareil est marqué "Récepteur radioélectrique type AM, 600 à 24000 m". Il comprend les boutons type 1 avec flasque alu, les selfs à 6 prises comme ci-dessus, les butoirs de curseurs séparés et, pour la première fois, les inverseurs double que l'on rencontrera sur de nombreux récepteurs Horguelin par la suite. Les 2 gros contacteurs à droite et à gauche sont en revanche spécifiques à cet appareil. On retrouve les mêmes uniquement sur un appareil de 1925 qui a tout lieu d'être considéré comme un récepteur de démonstration et non une fabrication à vocation commerciale (N°36). Sur cette boite d'accord le logo Radio-Techna apparaît pour la première fois. On note cependant que ce logo n'est pas la version définitive car la représentation de l'Europe et les flèches sont absentes (voir la page "production" pour plus de développements).  En l'état de mes connaissances j'estime que cet appareil a été fabriqué entre le 5 novembre 1922 et le 9 janvier 1923. 

9/

A la suite du précédent dans l'album 3 on trouve ce récepteur complet à 2 lampes extérieures. La disposition des éléments est très semblable (en inversé) au N°7 ci-dessus. Boutons type 1 avec gravure des fonctions directement sur les boutons et flasques alu, rhéostat type 1, self 6 prises et butoirs séparés. Le logo Radio-Techna est un peu différent du N°8 ci-dessus car il y a une représentation de l'Europe mais ce n'est pas encore la version définitive car les flèches sont encore absentes. Appareil probablement fabriqué entre novembre 22 et janvier 23.

 

 

 

10/

Recepteur vendu sous la marque Radio-Consortium type SIDPE  (Photo extraite de "Guide du collectionneur TSF", Guy Biraud tome 2 p278). Cet appareil a manifestement été fabriqué par Paul Horguelin. Seuls les boutons des CV sont inhabituels des Radio-Techna mais on les retrouve au moins sur 1 modèle (N°43). Rappelons que c'est déjà un appareil vendu sous la marque commerciale SIDPE, mais fabriqué par Paul Horguelin, qui a obtenu un grand prix lors de l'exposition de TSF d'août 1922 au champ de Mars organisée par le concours Lépine. En 1922 et au cours du premier semestre 23, il n'y a aucune mention de Radio-Consortium sur les quelques encarts publicitaire de la Sté SIDPE que j'ai pu retrouver dans "La TSF Moderne" (voir page "distribution"). Dans une publicité parue dans l'Annuaire des catalogues de la TSF, édition 1925/26, Radio-Consortium, Boulevard du Montparnasse à Paris, se présente comme le constructeur des postes SUPER, SIDPE et OPTIMA. On en conclu que cet appareil portant une plaque "Radio-Consortium type SIDPE" n'est en toute logique pas celui du concours de 22 (car il ne serait pas marqué "Radio-Consortium" mais seulement "SIDPE") et qu'il a quelques chances d'être postérieur à la reprise d'activité des ateliers Horguelin à la fin de l'année 1923. Les boutons à jupe des CV, d'un modernisme extrême en 22,  font également pencher dans ce sens. Cependant l'appareil présente aussi les butoirs de curseurs séparés caractéristiques des tout premiers appareils Horguelin ce qui laisse planer un doute et m'amène a considérer qu'il n'est pas forcément illégitime en l'état de mes connaissances de le classer parmi les appareils réalisés dans la grange atelier avant le 10 janvier 23. Il faut remarquer par ailleurs que le journal des ventes de Paul Horguelin, qui débute en 1923, ne comporte aucune référence à la société "SIDPE", comme si les ventes à cette société avaient toutes eu lieu avant 1923. Le peu de documents disponibles ne permet pas de situer l'année exacte de création de "Radio-Consortium". Cette compagnie plutôt discrète fabrique (ou distribue) encore des radios à la fin des années 30 mais bien entendu Paul Horguelin n'est plus de la partie à cette époque. La photo est moderne donc ce poste existe encore, si quelqu'un le connaît, prière de me contacter. Je serais curieux de l'examiner en détails (le relatif anachronisme des boutons des CV est peut-être lié à une modernisation)  (Source : Guy Biraud)

 

 

                                                 Fin 1923 (date indéterminée) - 1924                      
On ignore le moment exact de la reprise d'activité des ateliers Horguelin après l'incendie du 9 janvier 1923. On sait juste que les fabrications ont été interrompues durant de nombreux mois (voir mes développements à la page "production").  J'ai classé dans cette rubrique tous les appareils qui présentent les mêmes caractéristiques mécaniques que le monolampe type communal ci-dessous pour lequel la datation en 1924 est certaine. J'ai exclu néanmoins certains appareils aux caractéristiques mécaniques semblables mais pour lesquels d'autres éléments laissent à penser que leur fabrication est postérieure (voir les rubriques 1925 et 26). Certains éléments attestent d'une fabrication qui ne peut être antérieure à 1924 (la présence sur certains postes de Rhéostats anglais Burndept d'un modèle apparu en 24). Tous les appareils de cette rubrique ont des butoirs de curseurs solidaires des plots mais on a vu ci-dessus qu'il subsiste un doute quand à la pertinence de ce critère (le passage aux butoirs solidaires a pu avoir lieu aussi bien à la toute fin de l'année 22  dans l'ancien atelier qu'a la toute fin de l'année 23 dans le nouvel atelier). Bref il n'est pas totalement exclu pour certains des appareils de cette rubrique qu'ils aient été en fait construits un an plus tôt.
10 bis/ 

 

Récepteur 5 lampes extérieures marqué uniquement "P.Horguelin, ingénieur Radio-électricien, récepteur radioélectrique 450-4500m". La marque "Radio-Techna" est néanmoins présente sur les selfs amovibles (une manquante) et à l'intérieur sur le condensateur fixe.  Rhéostat type 1, boutons des CV type 1, bornes type 2. Cet appareil présente encore un certain nombre des caractéristiques des tout premiers postes Horguelin visibles ci-dessus : Ebonite de la face avant encastrée dans le coffret (N°5/6/8/9), fixation de la façade par vis à tête bombée, flèche index sur le bouton du rhéostat de chauffage type 1. Cependant, ces caractéristiques se retrouvent aussi sur quelques appareils nécessairement postérieurs à la reprise d'activité car équipés de lampes micro (N°24/24bis/25). La mesure du rhéostat montre néanmoins que cet appareil est destiné à fonctionner avec des lampes T.M. Il a donc été construit probablement à la fin de l'année 1923, quelques mois avant les N°24/24bis/25 déjà cités. Bien évidemment, les butoirs de curseurs sont solidaires des plots. C'est le plus ancien appareil Horguelin à vocation assurément commerciale de la collection. Le montage comporte 2 séries de selfs internes divisées mais la réaction est confiée à des selfs amovibles d'un modèle spécifique placées sur le dessus. Cette disposition se retrouve sur les N°24/24bis, un ensemble boite d'accord + ampli  dont le schéma électrique est certainement très proche de ce récepteur. D'après son ancien propriétaire, il provient d'une école d'ingénieurs ce qui est très vraisemblable car Paul Horguelin se présentait dans ses notices comme "Fournisseur de la Préfecture de la Marne, Écoles des Arts et Métiers, Lycées, Collèges, Hôpitaux, etc" et ce modèle de très haut de gamme dépassait sûrement de beaucoup le budget de l'amateur moyen. (Source : collection Verdier. Avec mes remerciements à Mr Giroux)

11/

Récepteur commercialisé sous la marque "S.A.F.I.R" et marqué "Récepteur radioélectrique type PHL5 Violina, 600 à 4500 m, N°26". PHL5 peut être interprété comme "Paul Horguelin 5 lampes". Il n'y a aucun doute sur la paternité de cet appareil. Les condensateurs sont marqués Radio-Techna (donc l'appareil n'est pas antérieur à novembre 22), boutons type 1 sans flasque alu, rhéostats type 1, selfs type 1 ( ici les selfs sont à 10 prises), bornes type 1 et 2. Appareil restauré. Câblage en fil rond peut-être remplacé (pas certain). Le marquage "récepteur radioélectrique type PHL...." semble indiquer une fabrication contemporaine de la boite d'accord N°8 et du récepteur N°7. Cependant certains points font pencher nettement  pour une datation postérieure. C'est le cas des selfs à 10 prises que l'on ne retrouve pas sur les appareils ci-dessus mais seulement sur ceux qui font suite (de manière certaine pour la plupart) à la reprise de l'activité à la fin de l'année 1923. C'est le cas encore des butoirs de curseurs qui sont ici solidaires des plots (voir ma page "composants") alors que les appareils les plus anciens ont des butoirs séparés (mais l'on ignore, rappelons le, à quel moment exact Paul Horguelin a adopté ce nouveau système de butoirs). C'est le cas surtout des rhéostats qui sont clairement prévus pour des lampes micro (donc pas antérieurs à 1924). A noter, la disposition des CV et des selfs internes divisées similaire à celle que l'on rencontre sur le récepteur N°3. Quand j'ai trouvé cet appareil, il était monté dans une ébénisterie moderne en contreplaqué de forme pupitre réalisée par un collectionneur. J'ai trouvé quinze ans plus tard une ébénisterie marquée "SAFIR Violina". Celle-ci contenait les restes d'un poste manifestement pas fabriqué par Paul Horguelin. Je suis pourtant très fortement porté à considérer cette boite comme la boite d'origine de mon appareil : le marquage "SAFIR Violina" figure sur le châssis du poste, les cotes de la boite correspondent parfaitement au châssis au mm près, les bornes HP tombent en face du HP contenu dans le couvercle et il y a un air de famille certain avec un autre appareil fabriqué par P Horguelin en 1926 (N°52-53). Le HP est très spécial. Il s'agit en fait d'un simple écouteur fixé au couvercle. Ce dernier est réalisé dans un bois très fin qui fait office de membrane. Il existait au début des années 20 un fabricant de casques nommé S.A.F.I.R (un exemplaire présent dans ma collection), On peut penser qu'il s'agit d'un travail de sous-traitance pour cette entreprise à moins que Paul Horguelin ait acheté des boites vides à S.A.F.I.R pour y monter des appareils à sa convenance. Sur certaines publicités de 1925/26, Radio-Consortium/SIDPE (N°10 ci-dessus) se présente aussi comme fabricant de casques et HP (brevetés)...peut être y a t'il un lien entre ces compagnies mais il ne s'agit que de conjectures. Le journal des ventes de Paul Horguelin fait état de relations commerciales avec la société S.A.F.I.R  sur une courte période allant de novembre 1923 à août 1924 ( fournitures S.A.F.I.R de novembre 23 : 4699 F, postes S.A.F.I.R vendus 1000 F en janvier et aout 24, poste vendu 860 F en avril 24. La différence de prix laisse penser qu'il y a eu plusieurs modèles). (Source : collection Verdier)

                                                                                        PARENTHESE A PROPOS DU N°11
Élément rajouté au dossier le 8 février 2010. Cette publicité provient d'un petit fascicule non daté (probablement 1923) édité par "La Science et la Vie". On apprend que les H.P SAFIR étaient fabriqués par la "Société Anonyme des Instruments Radio-Téléphoniques", située 33 Rue d'Hauteville à Paris. On note dans le texte la formule suivante : "Nous nous tenons à la disposition des constructeurs pour leur fournir l'ébénisterie de postes complets pouvant contenir tous les éléments, le couvercle formant haut-parleur" . Cette formule tend à confirmer l'hypothèse émise ci-dessus selon laquelle Paul Horguelin achetait des ébénisteries vides à SAFIR. Elle expliquerait aussi pourquoi j'ai trouvé une ébénisterie SAFIR contenant les restes d'un appareil étranger aux fabrications Horguelin. Il reste cependant un doute quant-à la nature exacte des relations entre SAFIR et P.Horguelin puisque le journal des ventes de 1923 porte certaines mentions qui peuvent laisser penser que P.Horguelin agissait en tant que fournisseur de châssis auprès de SAFIR  et non en tant que client.

 

Elément rajouté le 12 octobre 2010. Un rare H.P Safir Violina, vendu sur Ebay en octobre 2010. La partie horizontale est une simple planche

12/

Monolampe type communal, le  premier Radio-Techna collectionné par l'auteur. Selon Marguerite Horguelin, il s'agirai du tout premier Radio-Techna ce qui le daterait plutôt de la fin 1922. Pourtant cet appareil est équipé pour lampes à faible consommation et ne peut donc être antérieur à 1924. Il est très proche du modèle présenté au concours d'Agen à l'automne 24 ( voir N°14) sauf self à 10 prises (contre 8) et rhéostat type 1 (contre type 2)...C'est sans doute le premier Radio-Techna ayant eu une réelle carrière commerciale à défaut d'être le 1er fabriqué. Bornes type 1 . Porte le N°36. Vendu 500 Frs en novembre 24. Je possède 3 autres exemplaires. Le premier portant le N°2 (voir ci-dessous), le second strictement identique portant le N°13 (voir ci-dessous), le troisième avec bornes type 3 et 6 bornes sur la droite portant le N°60 (voir ci-dessous) On se reportera à la page  "Le monolampe type communal" pour de plus amples informations. (Source : collection Verdier).

13/

Monolampe type communal et ampli 2 lampes. Récepteur identique au N°12 ci-dessus mais porte le N° de série 13. Ampli portant le N°30 avec rhéostat type 1 pour lampes à faible consommation. Inverseur 1/2 lampes. L'ampli est équipé de bornes type 3 qui semblent indiquer une fabrication postérieure au poste. Ensemble ex collection Marcel Cocset, trouvé dans la région de Reims. Il n'a donc pas été vendu dans le cadre du marché passé à l'issue du concours d'Agen. Ampli vendu 380 Frs en novembre 24. On se reportera à la page  "Le monolampe type communal" pour de plus amples informations. (Source : collection Verdier)

14/

 

Monolampe type communal. Version du concours d'Agen avec self 8 prises et rhéostat type 2 (burndept). Boutons type 2 (flasque plat)  Porte le N°25. On se reportera à la page  "Le monolampe type communal" pour de plus amples informations. Cet appareil a fait l'objet d'une notice spéciale dont est issue la photo, voir reproduction en page annexe (source : archives Horguelin). Aucun exemplaire de cette variante n'est actuellement recensé.

 

15/

Monolampe type communal et ampli 2 lampes. Version du concours d'Agen avec rhéostats type 2. N° de série 25. (source : archives Horguelin et notice)

 

15 bis/

Monolampe communal et ampli 2 lampes. Le récepteur porte le N°2 et est strictement identique aux N°12 et 13 de la nomenclature. L'ampli diffère quand à lui sur de nombreux points de détail avec les modèles présentés ci-dessus : Il n'a pas de marque et pas de N° de série, les transfos sont d'un modèle blindé de meilleure qualité, l'inverseur est différent, la fixation des supports de lampes est différente, il n'y a pas de condensateurs de filtrage, le rhéostat est de type 2. Accouplé à un récepteur qui est seulement le deuxième de la série, on peut penser que cet appareil est un prototype. Cet ensemble a été acheté aux enchères en juin 2009 et il faisait partie d'un lot de radios des années 20 trouvé dans un grenier de la région de Marmande (sans plus de précisions possibles malheureusement). Dans ce lot se trouvait également l'appareil 17 bis ci-dessous (lire mes commentaires en parallèle), une boite d'accord de fabrication amateur comportant quelques composants Horguelin, un HP Amplion à pétales bois (que commercialisait Horguelin), de nombreuses fabrications amateur réalisées avec des pièces SFR. Tout cela m'amène à déduire que ce récepteur provient d'une personne très proche de Paul Horguelin (au point d'être servie avant tout le monde) et qui avait des contacts avec la SFR. Il pourrait s'agir du Président du Radio-Club Agenais Fernand De Sevin ou plus probablement du Docteur Marc Dupont qui habitait Marmande et a eu un rôle décisif dans la promotion des appareils Horguelin (voir mes commentaires à la page "Monolampe communal"). (Source : collection Verdier)

16/

 

Monolampe type communal et ampli 1 lampe rapport 1/5. Version du concours d'Agen avec rhéostat type 2. L'ampli 1 lampe était vendu 175 Frs. Il existerait aussi un modèle d'ampli 1 lampe sans rhéostat et avec rapport 1/3 destiné à être placé à la suite de celui photographié ci-contre afin de réaliser un appareil électriquement identique au N°15 de la nomenclature. Je n'ai pas retrouvé de photo de ce modèle d'ampli (source : notice du monolame communal, archives Horguelin). Aucun exemplaire d'ampli 1 lampe n'est actuellement recensé.

16 bis/ 

Monolampe communal N°60. Il s'agit ici d'un appareil de fin de série. Il diffère des modèles ci-dessus par l'usage des bornes type 3 et la présence d'une 6ème borne à droite. (Source : collection Verdier) . Nb : bien qu'identique aux autres, la 6ème borne est un rajout postérieur. 

Rajout 11/2012 : A ce jour 8 exemplaires du monolampe communal sont recensés : N°2-13-26-30-32-34-36-60. Les N°32 et 34 ne sont pas clairement localisés.

17/

 

Version simplifiée du Monolampe type communal. Boutons type 2, pas de Rhéostat, self  10 prises, bornes type 1 et 2, pas de N° de série (peut-être un prototype). (source : archives Horguelin)

 

17bis/ 

 

Récepteur à galène. Pas de marque. Bornes type 1, bouton de C.V type 2, self amovible du même modèle que le N°10 bis ci-dessus. Détecteur excentro. Appareil de même provenance que le N°15 bis ci-dessus. La face avant en ébonite a été gravée à Nuisement dans une plaque au format du monolampe. L'ensemble des composants est d'origine Horguelin. Le câblage en revanche est l'œuvre d'un amateur moyennement doué. J'ai trouvé cet appareil sans boite et il n'en a probablement jamais eu. Celle qui est visible sur la photo provient de la succession Horguelin (petit caprice de collectionneur, j'ai voulu rendre ce poste présentable quitte à m'écarter de la vérité historique)  . Il s'agit probablement d'un petit travail "à façon" pour le compte d'un ami (peut-être Marc Dupont). Paul Horguelin a fourni une façade gravée et des pièces, à charge pour cet ami d'en faire un poste. (Source : collection Verdier)

18/

 

Boite d'accord, probablement dans un coffret horizontal, boutons des CV type 1 avec flasque alu, N° de série 262. (source : archives Horguelin)

 

 

 

19/

 

Récepteur monolampe, montage Reinartz, probablement destiné à une présentation horizontale compte tenu de la disposition des bornes supérieures. Apparemment il s'agit d'un châssis nu. Pas de N° de série. Boutons des CV type 2 à flasques plats avec gravure des fonctions (comme sur certains des appareils de 22). Élément non clairement défini en bas à gauche, peut-être un rhéostat type 3 (Thomas wireless) ce qui ferait pencher pour une datation postérieure.  Probablement un prototype. Photo inversée. (source : archives Horguelin)

20/

 

 

 

Récepteur 4 lampes en coffret. Boutons type 1 avec flasque alu, rhéostat type 1, selfs à 10 prises, N° de série illisible. Cette appareil a été fabriqué en série (voir N°21/22/23 ci-dessous). (source : Archives Horguelin)

 

 

21/

 

 

Récepteur 4 lampes en coffret, Identique au N°20 ci-dessus. Équipé avec 1 CV et 1 variomètre. N° de série 574 .La personne qui m'a vendu ce poste l'a trouvé dans une école à proximité d'Agen. Il semble donc qu'il ai été vendu en 1ère main dans le cadre du marché public passé à l'issue du concours d'Agen. Ce n'est pas le modèle objet du concours mais la disposition en coffret est certainement plus adaptée à un usage collectif que le monolampe. Il n'est pas certain que le modèle effectivement distribué aux communes ait été celui officiellement destiné à cela. Je connais  un autre exemplaire strictement identique, chiné lui aussi dans la région d'Agen. (source : collection Verdier)

22/

 

Récepteur 4 lampes en coffret, N° de série 138. Très proche des N°20/21 ci-dessus sauf rhéostat (type 2, burndept), inverseur 2/3/4 lampes à gauche, 2 CV à vernier et pas de variomètre. Porte la marque "Radio-Parfait". Ce poste a été chiné par son précédent propriétaire sur le marché aux puces de Toulouse. Un autre poste en coffret "Radio-Parfait", identique au N°56 de la nomenclature, est détenu dans une collection de Chalons sur Marne. Sauf coïncidence extraordinaire, il ne s'agit pas d'une commande d'une revendeur local mais plutôt d'une marque crée par P Horguelin et distribuée dans les régions ou il était le mieux implanté (région de Chalons et grand sud ouest, voir page "La distribution des Radio-Techna"). Je n'ai pour l'instant pas d'autres informations sur ce point. (source : collection Verdier).

23/

 

 

Récepteur 4 lampes en coffret, N° de série illisible. Variante des modèles N°20/21/22 ci-dessus. Rhéostat type 1, inverseur 2/3/4 lampes sur la gauche, voltmètre fixé sur l'ébénisterie. (source : archives Horguelin). 

 

 

 

24/

Ampli type HFC5, N° de série 134, comprend 2HF, détecteur, 2BF. Destiné à un accouplement avec une boite d'accord. Rhéostats type 1 pour lampes à faible consommation. Cet appareil est manifestement inspiré par l'ampli 7 lampes N°5 mais la présence de lampes à faible consommation le date à coup sur de 1924. C'est probablement l'un des premiers récepteurs fabriqués après la reprise d'activité. Également visible en cours d'essais sur une photo des ateliers avec la boite d'accord 24 bis ci-dessous (Voir page "La production des Radio-Techna") Un magnifique appareil que je n'ai jamais croisé en vrai jusqu'a présent (source : archives Horguelin).

 

24 bis/

 

Boite d'accord, boutons type 1 avec flasques alu, pas de logo. Marqué Radio-Techna en bas à gauche, N° en bas à droite (159) indiquant une fabrication de série. Disposition inhabituelle avec selfs amovibles d'un modèle spécifique (voir page composants) et selfs internes divisées. Visible en cours d'essais avec le N°24 sur une photo des ateliers. La combinaison des N°24/24 bis forme un montage électrique presque identique au N°10 bis ci-dessus (Source : archives Horguelin).

 

 

25/

 

Ampli type HFC4, pas de N° de série. Destiné à un accouplement avec une boite d'accord. (source : archives Horguelin)

25 bis/

 

 

 

Ampli type HFC3, pas de N° de série. Avec les N°24 et 25 ci-dessus on a affaire à ce qui ressemble à une gamme d'amplificateurs. Aucun n'a été retrouvé à ce jour. (Source : archives Horguelin, négatif sur plaque verre)

26/

 

Récepteur 2 lampes, ébénisterie absente (probablement une radio horizontale compte tenu de la disposition des bornes supérieures). Boutons type 1, rhéostat type 2 -Burndept-, bornes types 1 et 2. Les lampes sont visibles à travers les 2 trous percés en haut, une disposition jamais rencontrée ailleurs qui est certainement un essai sans suite avant l'adoption du système utilisé sur le monolampe. Absent des archives Horguelin (source : collection particulière, localisation actuelle inconnue) .

 

27/

 

 

 

Petit émetteur à faible portée équipé de 2 lampes TM . Rhéostat type 1, ampèremètre. Modèle dans un coffret identique aux N°20/21/22/23. Absent des archives Horguelin. Probablement fabriqué par Paul Horguelin pour un usage personnel (source : collection Verdier, succession Horguelin). Restauration à venir.

 

28/

 

 

Récepteur 2 lampes extérieures, atypique de la production Radio-Techna. 1 CV, 1 variomètre, boutons type 2 à flasques plats, rhéostat type 2 -Burndept- qui indique une fabrication de 24 ou postérieure en dépit de l'aspect archaïque , bornes type 1. Pas de N° de série. Modèle à rapprocher du N°9 de la nomenclature. Ne figure pas dans les archives Horguelin (source : collection Verdier)

 

 
                                                                                            1925
En 1925, Paul Horguelin a regroupé dans un cadre les photos de 4 radios sous l'intitulé "gamme 1925" ce qui permet pour ces modèles une datation certaine (à condition de faire confiance à ce classement, peut-être réalisé à-postériori). On procédera le plus souvent par analogie avec les appareils présents dans ce cadre pour classer les autres appareils.

29/

Récepteur à galène simple, bouton type 2, variomètre, bornes type 3, 2 bornes pour détecteur galène avec écartement TM standard. L'ébénisterie est de même hauteur et profondeur que le monolampe communal mais beaucoup plus courte en longueur. Il s'agit en fait de la même boite que l'ampli additionnel 1 lampe N°16. Appareil vendu sous la marque Radio-Toulouse. Cet appareil est indissociable de la création des stations Radio-Toulouse et Radio-Agen fin 24 début 25, premières stations privées régionales françaises. En 1924, Jacques Trémoulet, journaliste, et Léon Kierzkowski, fondateur du premier magasin toulousain de pièces détachées radio, s'associent pour fonder Radio-Toulouse. Le premier studio est établi dans l'arrière boutique du magasin qui prend le nom de "Comptoir Radio-Toulouse". Afin de permettre au plus grand nombre d'accéder à cette radio locale à moindre coût (Radio-Toulouse vit de la publicité et a besoin d'auditeurs), Kierzkowski entreprend la distribution de postes à galène bon marché sous la marque de la station. Trémoulet est à cette époque en excellente relation (cela ne durera pas) avec Fernand de Sevin, directeur de Radio-Agen et membre de la commission spéciale de radio-téléphonie du Lot et Garonne qui a récemment désigné Radio-Techna comme le constructeur conseillé aux mairies du département pour leur équipement radio (voir page "Le monolampe type communal"). Je ne connais pas les détails de la transaction qui a amené P.Horguelin à fabriquer les 1ers galènes Radio-Toulouse mais il va de soit que Trémoulet et de Sevin y sont pour quelque chose. (Réflexions inspirées de la lecture de : René Duval, "Histoire de la radio en France", ed Alain Moreau 1979.). Cette collaboration n'a pas duré très longtemps, les autres modèles de postes Radio-Toulouse connus ne doivent manifestement rien à Paul Horguelin (voir exemples sur ma page postes à galène). (source : collection Verdier)

29 bis/

Élément rajouté en février 2012. Ce galène Radio-Toulouse Horguelin semble identique à première vue à l'appareil ci-dessus. Pourtant, les bornes sont placées de manière inversée : le détecteur et l'écouteur sont à gauche, la prise de self, l'antenne et la terre à droite. Un petit carnet de caisse de Paul Horguelin, récemment découvert, atteste de relations commerciales très suivies avec Léon Kierzkowski  entre mai et juillet 25 (le carnet s'arrête en juillet). Sur cette courte période on note plusieurs envois successifs de postes à galène et un envoi de postes à lampes. Le 28 juillet, Kierzkowski règle une traite de 6983 F, ce qui représente au bas mot le prix d'une bonne centaine de postes à galène simples. Compte tenu de l'aspect un peu inhabituel de ces postes (ébénisterie, disposition des bornes), on peut être amené à penser  qu'il s'agit d'une sorte "d'accident de l'histoire". Les amplis monolampe commercialisés fin 24 se sont manifestement mal ou pas du tout vendus (je n'en ai jamais trouvé jusqu'a présent) et Paul Horguelin s'est retrouvé quelques mois plus tard avec un stock d'ébénisteries et probablement aussi un stock de plaques d'ébonite pré percées qu'il a bien fallu trouver un moyen d'écouler. Sur le poste N°29 ci dessus, la disposition des bornes correspond très précisément à ce que devait être l'étage BF final monolampe qui est décrit dans la notice du poste communal. Le poste ci-contre à du être fabriqué un peu plus tard et sa plaque d'ébonite n'est probablement pas empruntée à un ampli car elle est beaucoup plus fine que sur le poste communal  (collection Verdier)

30/

Récepteur à galène simple, très proche du modèle précédent mais fabriqué sous la marque "Radio-Techna". Equipé d'un bouton type 2 et d'un CV. Ébénisterie légèrement plus large que le N°29 et semblable au N°29 bis. Bornes type 4 et moulures du dessus et du socle indiquant une fabrication légèrement postérieure (fin 25 ou 26). Seul modèle connu de poste à galène badgé Radio-Techna. Paul Horguelin avait "fait ses classes" avec des postes à galène comme ses contemporains mais il semble qu'il ne s'y soit pas beaucoup intéressé dans un cadre commercial. Appareil vendu à l'époque par Thomaron, 54 rue du Loup à Bordeaux (poinçon dans l'ébonite). Absent des archives Horguelin (source : collection Verdier). A noter, la disposition des bornes du bas qui laisse à penser que l'on a plus affaire ici à une plaque d'ampli BF recyclée mais à une fabrication spécifique. Il n'y a pas non plus de bornes prévues pour une self additionnelle. 

Nb : Roger Emmanuel Thomaron, facteur d'instruments de musique et revendeur de gramophones et de récepteurs radio, a fondé le premier poste de Radiodiffusion de Bordeaux, "Radio Sud-Ouest", en novembre 1924. Cette station privée de faible puissance était installée au départ dans son arrière boutique, comme Radio-Toulouse était dans l'arrière boutique de Kierzkowski. La station sera absorbée en 1930 dans le groupe fondé par Tremoulet et Kierzkowski "La radiophonie du Midi" et Thomaron en sera évincé (voir René Duval, op cit).

31/

Récepteur monolampe, même ébénisterie que le type communal. Rhéostat type 3 (Thomas wireless), bouton type 2, bornes type 4. Modèle à 3 selfs amovibles, probablement réalisé afin de pouvoir être vendu nu à un prix d'appel (temps de câblage économisé, pas de selfs internes à facturer). Le rhéostat indique une fabrication déjà tardive, peut-être destinée à écouler des ébénisteries du type communal en stock. Pas de N° de série. Pouvait certainement être accouplé aux amplis additionnels du type communal. Curieusement la lampe n'est pas placée en face des trous d'aération . Cet appareil est atypique de la production de Radio-Techna. Dans une notice parue début 25, Paul Horguelin explique longuement  qu'il a renoncé aux selfs amovibles qui présentent à ses yeux plus d'inconvénients que d'avantages (voir reproduction de la notice, page annexes). Pourtant cet appareil a tout lieu d'être daté de 1925 voir 26 en raison du rhéostat utilisé. Absent des archives Horguelin (source : collection particulière).

31 bis/

Récepteur monolampe, même ébénisterie que le type communal. Variante du modèle ci-dessus. Rhéostat type 3, bornes type 4, bouton type 3 avec prise pour prolongateur (dans le cas du modèle ci-dessus il y a bien aussi une prise pour prolongateur qui ne sert à rien avec le bouton type 2, peut-être ce bouton a t'il été remplacé) A noter dans le cas de ce modèle, la lampe est bien placée en face des trous d'aération. Absent des archives photographiques Horguelin (Source : Collection Verdier, succession Horguelin)

31 ter /

Autre variante sur le même thème. Celui-ci est équipé d'un rhéostat type 1 et les trous d'aération de la lampe sont remplacés par un hublot. La self est d'un modèle inconnu, probablement un prototype jamais entré en production. (Source : Archives Horguelin, négatif sur plaque verre)

32/

Récepteur 2 lampes. Ébénisterie proche du type communal mais plus courte. Rhéostat type 3, bornes type 4, bouton type 2. Modèle atypique à 2 selfs amovibles. Cet appareil ne comporte aucune marque ni de références à Paul Horguelin. Peut-être était-il fabriqué au titre de la sous-traitance. La plaque d'ébonite rapportée sous le rhéostat de chauffage vise  à masquer une erreur, à savoir une découpe rectangulaire probablement destinée au départ à fixer un inverseur comme on en rencontre sur certains appareils ci-dessous (38/42/43...). Curieusement, les supports de lampes sont fixés à la façade en ébonite et le dessus peut s'ouvrir quand on retire les lampes. Je possède un second exemplaire de cet appareil (avec la même erreur corrigée de la même manière). Seule différence, l'inverseur à plots est inversé (pivots en haut et plots en bas). Absent des archives Horguelin sauf en arrière plan sur une photo des ateliers. (Source : collection Verdier, succession Horguelin ).

32 bis/

 

 

Seconde version du récepteur ci-dessus avec l'inverseur placé dans l'autre sens. Restauration à venir (Source : collection Verdier, succession Horguelin)

32 ter/

 

 

Récepteur 5 lampes 2HF/détecteur/2BF. Probablement le sommet de la gamme Radio-Techna fin 24/début 25. Cet appareil a été décliné sous de nombreuses variantes. Voir N°33/33bis/34/35 de la nomenclature. Équipé de 2 CV à vernier et d'un variomètre. 2 rhéostats type 2 sur cette version. Un logement est prévu à l'arrière du coffret pour les batteries. Pas de N° de série, ces postes haut de gamme étaient probablement fabriqués à l'unité.  (source : archives Horguelin)

 

33/

 

 

Récepteur 5 lampes. Variante du N°32 ter. Curieux contacteurs à jacks à coté des rhéostats (?). Ébénisterie à rideau coulissant (On retrouvera ce type d'ébénisterie sur certains hauts de gamme Technadyne et Supertechnadyne  à partir de 1927). Cet appareil figure sur la planche "gamme 1925" (source : archives Horguelin).

 

33 bis /

 

 

Récepteur 5 lampes, autre variante légèrement simplifiée et équipée de rhéostats type 1. (Source : Archives Horguelin, négatif sur plaque verre)

34/

 

 

 

Récepteur 5 lampes. 2HF/détecteur/2BF. Voltmètre à fixation extérieure (on aperçoit 2 autres variantes sur 1 photo du premier magasin d'Agen équipées avec ce même voltmètre à fixation extérieure -Voir page "La distribution des Radio-Techna"-). 1 rhéostat type 2 -Burndept-. Boutons type 1, bac arrière pour batteries. Pas de N° de série. (source : collection Verdier).

35/

Récepteur 5 lampes. 2HF/détecteur/2BF. Voltmètre à fixation extérieure et à double lecture. Lampes semi apparentes. Boutons type 1, bac arrière pour batteries, rhéostat type 2 comme les autres variantes de ce modèle. Appareil de commande réalisé pour E Delidon, électricien à Marmande. Dans un courrier à son ami Marc Dupont de Marmande (juillet 24), Paul Horguelin évoque la livraison d'un appareil à E Delidon et la promesse d'une commande future de 20 récepteurs : "Il est cette fois décidé à me passer les commandes pour une vingtaine de postes qu'il doit monter". On doit en conclure que ces appareils étaient livrés en kit à E. Delidon, qui se chargeait du montage. L'appareil de ma collection, le seul connu en fait, utilise le même fil carré que l'ensemble des Radio-Techna. Après avoir été voir le poste chez Delidon, Marc Dupont répond à Paul Horguelin de la manière suivante : "Cet homme là est très débrouillard et vous vendra certainement beaucoup de matériel. Vous devez néanmoins être très prudent commercialement vis-à-vis de lui. Il vous suffira de vous tenir à carreau et de vous rappeler que le grand principe avec lui doit être donnant donnant et le crédit très modéré et à aussi court terme que vous le pourrez". L'histoire ne dit pas si cette collaboration a été durable (Odette Escot, qui a bien connu les revendeurs de la région d'Agen après 1927,  n'a aucun souvenir de E Delidon) mais il s'agit là probablement des tout débuts de la commercialisation des Radio-Techna sur le Lot et Garonne (voir aussi la page Le monolampe type communal). J'ai daté cet appareil de 1925 par analogie avec le N°33 qui figure dans la planche gamme 1925. Cependant il peut très bien avoir été fabriqué en 24 et dans ce cas être soit le poste vu par Marc Dupont chez Delidon, soit l'un des 20 qui ont peut-être suivis. La présence d'une erreur dans la gravure, un "e" corrigé en "o" à "Delidon", indique en tout cas qu'il ne s'agit pas d'une fabrication routinière (source : collection Verdier). 

36/

 

Extraordinaire récepteur 5 lampes, 2HF/détecteur/2BF. Boutons type 1 avec flasque, rhéostats type 3, commutateur identique au N°8 ci-dessus. Self externes amovibles (1 coupleur à 3 selfs sur la gauche, un autre à 2 selfs sur la droite). Monté dans un meuble vertical style armoire avec portes à l'intérieur desquelles sont fixés les coupleurs. Il s'agit d'un appareil à combinaisons multiples, probablement d'un poste de démonstration destiné à montrer le savoir faire de Paul Horguelin. Il est peu vraisemblable qu'il ai été commercialisé. Avec un fort grossissement, on croit lire "Récepteur radiotéléphonique 5m à 15000m". Il s'agirai donc d'une sorte de récepteur de trafic primitif,  destiné aussi bien à la réception des fréquences radio-amateurs que des stations de broadcasting. Cette radio figure sur la planche "gamme 1925" (source : Archives Horguelin).

37/

 

 

Vue de l'arrière du récepteur N°36 ci-dessus. Le montage des lampes sur 5 plaquettes séparées est commun avec certains récepteurs haut de gamme contemporains (N°34). Le câblage en fil carré est d'une grande propreté. La présence de lampes type TM à forte consommation semble passablement anachronique en 1925. Cette photo figure sur la planche "gamme 1925". Dans une notice "Quelques notions utiles sur les Radio-Récepteurs", parue début 1925, Paul Horguelin explique que les lampes TM sont préférables sur les postes de forte puissance, une position devenue difficile à défendre à cette époque (source : archives Horguelin).

 

38/

 

Récepteur 4 lampes.  Boutons type 1 avec flasques alu, 2 CV et 1 variomètre. Voltmètre à double lecture sur la gauche avec inverseur 4V/80V en dessous, rhéostats type 3 "Thomas Wireless", inverseur 2/3/4 lampes, bornes type 4. Pas de N° de série. Cet appareil figure à la fois sur la planche "gamme 1925" et sur la planche "gamme 1926" (source : collection Verdier).

39/

Récepteur 4 lampes. Rhéostats type 3, boutons des CV d'un modèle français courant, jamais utilisé semble t'il sur d'autres Radio-Techna, prises jack sur le devant pour la sélection du nombre de lampes. Commutateurs proches des N°1/A, 1/B utilisés en 1926 sur les premiers "Technadyne", mais à 5 positions. Cet appareil figure sur la planche "gamme 1925" et introduit un petit doute quand à la véracité du classement par années réalisé par Paul Horguelin dans la mesure ou des radios à l'aspect plus précoce figurent encore sur la planche "gamme 1926".  Il s'agit peut-être du premier poste "Radio-Techna" sans plots apparents, la commutation à 5 positions n'a pas été retenue par la suite. (source : archives Horguelin) 

40/

Tableau répartiteur 4V/80V, destiné à être couplé à un chargeur/redresseur type Tungar. A partir de 1925, simplifier l'usage des récepteurs est une préoccupation majeure de la plupart des constructeurs. On voit apparaître à cet époque de nombreux chargeurs de batteries à usage domestique (qui évitent de porter les batteries vides chez le garagiste) ainsi que des systèmes d'alimentation totale qui permettent de se passer de batteries. Tout comme Péricaud et GMR, Paul Horguelin s'est beaucoup investi dans cette voie, au point de publier en 1926 une notice présentant les divers systèmes possibles. Ce tableau répartiteur ne figure pas sur cette notice mais uniquement sur la planche "gamme 1925".

40 bis/ 

 

 

Tableau répartiteur 4V/80V destiné a être couplé à un chargeur/redresseur type Tungar. Autre version (Source : collection Verdier, succession Horguelin)

40 ter /

 

Tableau répartiteur 4V/80V destiné a être couplé à un chargeur/redresseur type Tungar. Autre version. Celui-ci porte la marque "Radio-Techna" (Source : collection Verdier, don de Mr Marc Horguelin)

 

41/

Redresseur de tension plaque. Ébénisterie identique à celle du monolampe communal. Figure sur la planche "gamme 1925" et sur la notice "L'alimentation des radio récepteurs" de 1926. Il était proposé alors au prix de 285 Frs

 

 

 

                                                                                                 1926
En 1926, comme en 1925, Paul Horguelin a regroupé les photos de 5 radios sous le titre "gamme 1926". On procèdera donc comme pour ces derniers pour la datation. 1926 est marqué par la disparition progressive des plots apparents et l'apparition de l'appellation "Technadyne" sur les modèles de haut de gamme (qui pourtant ne sont pas encore des superhétérodynes). En fait, Paul Horguelin satisfait simplement à la mode des "dyne", comme la plupart des constructeurs français à la même époque. Certains de ces appareils figurent dans le catalogue des Ets Bécel de Lille daté de janvier 28. Au pire, certains ont donc peut-être été fabriqués en 27

42/

 

Récepteur 4 lampes, même hauteur et profondeur que le type communal mais longueur double. Rhéostats type 3, boutons type 2, bornes type 3, inverseur 2/3/4 lampes, 1CV et 1 variomètre. Curieusement, ce poste est équipé des selfs type 1 que l'on retrouve uniquement sur des radios beaucoup plus anciennes, comme le N°11 de la nomenclature. Pas de N° de série. Cet appareil figure sur la planche "gamme 1926" mais sa fabrication a sans doute commencé avant (source : collection Verdier).

43/

 

Récepteur 4 lampes, rhéostats type 3, inverseur 2/3/4 lampes, bornes type 4, 2CV, 1 variomètre, boutons type 3 (que l'on retrouve uniquement sur les N°31 bis/ter de la nomenclature) . En dessous des boutons sont collés des flasques plats et crantés destinés à fonctionner avec des prolongateurs (orifices des prolongateurs visibles à coté des boutons), sans doute un essai sans suite. N° de série 120. Ébénisterie identique au N°44 de la nomenclature. Disposition des éléments identique au N°38. Cet appareil figure dans la planche "gamme 1926" avec ces mêmes boutons atypiques mais sa production a probablement débuté en 1925 (source : collection Verdier)

44/

 

Récepteur 4 lampes, même ébénisterie que N°43 . Rhéostats type 3, boutons type 2, bornes type 4, inverseur 2/3/4 lampes, 1CV et 1 variomètre. Pas de N° de série. Ne figure pas dans les archives Horguelin (source : collection Lafaysse, Hautvilliers, Marne . Mr Lafaysse est décédé il y a quelques années, qui peut me dire ce qu'est devenue cette radio?).

45/

Récepteur 4 lampes. Rhéostats type 4, boutons type 2. Probablement 2 CV et 1 variomètre. Ne figure pas dans les archives Horguelin.  Photo extraite du catalogue des Ets Becel de Lille de Janvier 28 ou cet appareil était vendu au prix nu de 575 Frs sous l'appellation "Le Junior" (source : archives Escot)  Il s'agissait alors probablement d'un modèle déjà ancien. Certains des appareils qui suivent sont également présents dans ce catalogue mais nous avons privilégié les clichés des archives Horguelin quand ils existent car ils sont de bien meilleure qualité. On trouve aussi référencés dans ce catalogue des postes Radio-Techna non photographiés pour lesquels nous n'avons pas plus d'informations (voir reproduction du catalogue en page annexe).

46/

Première génération sans plots apparents, modèle de transition, boutons de CV type 2, rhéostats type 1 (au centre) et type 4 Thomas Wireless(droite/gauche). Sélecteur le longueur d'onde type 1A (4 positions, 4 vis de fixation), 2 prises pour HP (fort/faible). N° de série illisible (source : archives Horguelin). 

 

47/

 

Variante du modèle précédent avec rhéostat type 4 au centre. Figure sur un papier à entête de Paul Horguelin. (archives Escot). Cet appareil figure aussi dans le catalogue des Ets Bécel de janvier 28 sous l'appellation "Sénior". Prix de vente 1000 Frs nu.

 

48/

Technadyne 4 lampes. Rhéostats type 2, boutons type 2 avec flasque alu (réaction) et types 4A/4B à 4 gammes d'ondes, sélecteurs type 1A/1B, 2 prises pour HP (3L/4L). Pas de N° de série. (source : archives Horguelin). Figure aussi dans le catalogue Becel sous l'appellation Technadyne-Baby, prix nu 1850 Frs. 

 

49/

 

Technadyne 4 lampes, variante du modèle précédent avec boutons type 7 (non gravés en longueurs d'ondes). Absent des archives Horguelin. Figure dans le catalogue Becel sous l'appellation "Semi-automatique". Prix du poste nu 1350 frs. Le catalogue mentionne une version avec voltmètre à double lecture au prix de 1500 frs. 

50/

Technadyne 5 lampes (2HF/det/2BF). Modèle dit  "Grandes distances", montage à résonance neutrodyne. 4 Rhéostats type 3, bouton type 2 avec flasque alu (réaction) et types 4A/4B (porte la mention "Ultra Sélectif Automatique, bté SGDG")  , sélecteurs type 1A/1B, 3 prises pour HP (3L/4L/5L), la 4ème est factice. Voltmètre à double lecture avec inverseur en dessous. N° de série 79. Un poste identique est photographié dans les archives Horguelin, sur la planche "gamme 1926" et dans la notice "le Technadyne" présentée ci-après (source : collection Verdier). Figure dans le catalogue Becel au prix de 2600 frs.

51/

Technadyne 5 lampes version Push Pull (1HF/det/3BF). Les appareils Technadyne de 1926 ont fait l'objet d'une notice spéciale (voir reproduction en page annexe, 16 pages). Sous une présentation identique ou presque, on trouve en fait des appareils aux caractéristiques très différentes. Il existe un modèle à 4 lampes identique visuellement au N°50 ci-dessus (1 exemplaire recensé portant le N°32) (1HF/det/2BF, 2400 frs dans le catalogue Becel) et 3 versions à 5 lampes dont ce modèle push pull qui se différencie par la présence de 2 bornes marquées +40V sous la fiche d'alimentation et d'un inverseur à 3 positions marqué "intensité" sur la droite. Paul Horguelin propose aussi une version avec étages BF à résistance. Ces trois montages sont également disponibles sur les appareils N°52/53/54 ci dessous. Les récepteurs "Technadyne" présentent des caractéristiques techniques très particulière que j'exposerai à la page "les composants Radio-Techna"

52/

 

Technadyne 5 lampes (2HF/det/2BF). Modèle à la façade très proche de celui présenté ci-dessus sauf 2 rhéostats type 1 (en fait le bouton du rhéostat type 1 est assemblé à la mécanique du rhéostat type 3). 3 prises pour HP sur le devant (la 4ème est factice) Ébénisterie en coffret avec poignées de transport "art déco" et dessus bombé. HP Gaumont Lumière grand modèle avec enjoliveur en acajou vernis dissimulant la monture, monté sur pivot pour l'orienter. L'ébénisterie porte le N° 3, pas de N° de série gravé en façade. Un appareil très proche figure sur la planche "gamme 1926" (source : collection Verdier)

 

 

 

53/

 

 

Variante du modèle ci-dessus. Comprend 2 inverseurs en dessous du voltmètre (on suppose que l'on est en présence de la version Push Pull, par analogie au N°51 ci-dessus dont le version Push Pull comporte un inverseur en plus marqué "intensité" ). Prises HP sur le coté, 2 rhéostats type 3. On croit apercevoir 2 inverseurs ou 2 prises jack en dessous des boutons de CV dont la fonction est indéterminée.  Cet appareil figure sur la planche "gamme 1926" et est reproduit dans la notice "Le Technadyne" sous l'appellation "Technadyne Spécial" . Selon Paul Horguelin : "La forme spéciale du couvercle permet d'obtenir de ce haut-parleur, réputé très pur, des auditions d'une puissance bien supérieure à celle obtenue ordinairement, tous les sons étant amplifiés et projetés en avant ".(source: archives Horguelin). En fait, ce système est clairement inspiré par le poste "SAFIR Violina" réalisé par Paul Horguelin 2 ans plus tôt à partir d'une boite de H.P "SAFIR" (N°11). Le couvercle bombé est sûrement plus facile à réaliser que le couvercle "violoné" mais tout comme ce dernier il est fabriqué dans un bois très fin qui entre en résonance sous l'action du moteur. Dans le cas du "Technadyne" le couvercle n'a toutefois qu'un rôle second de caisse de résonance pour le H.P Lumière. Le résultat est très certainement bien meilleur que sur le "SAFIR". 

54/

Récepteur "Technadyne-luxe", 4 rhéostats type 3, bouton type 2 avec flasque alu (réaction) et types 4A/4B (porte la mention "Ultra Sélectif Automatique, bté SGDG")  , sélecteurs type 1A/1B, 3 prises pour HP (la 4ème est probablement factice). Voltmètre à double lecture. Ébénisterie à rideaux coulissant. Figure dans la planche "gamme 1926". Selon la notice "Le Technadyne", cet appareil est disponible en 4 lampes et dans les 3 versions à 5 lampes. Il existerait aussi une version avec "ébénisterie à 2 portes, forme meuble" dont on a pas trouvé de clichés, ni dans la notice, ni dans les archives photographiques (source : archives Horguelin).

55/

Récepteur genre "Technadyne", 6 lampes, 2 rhéostats type 1, bouton type 2 avec flasque alu (réaction), 2x bouton 4A à gravure des longueurs d'ondes (accord), 1x bouton 4B à gravure aléatoire (antenne). 2 sélecteurs type 1A pour circuit d'accord (4 positions, 4 vis de fixation), 1 sélecteur type 1B pour circuit d'antenne (4 positions, 3 vis de fixation). 3 prises pour HP, la quatrième probablement factice .Voltmètre à double lecture. Il s'agit là d'un perfectionnement de très haut de gamme du récepteur "Technadyne", très probablement doté de 3 CV et de 3 circuits indépendants (voir page les composants à propos des caractéristiques des "Technadyne"). Ébénisterie identique aux N°72/73 ci-dessous. Modèle présent dans les archives sous forme de négatif plaque verre (source : collection particulière, pas la mienne malheureusement).

56/

Récepteur 4 lampes en coffret. Il s'agit de l'appareil que j'avais négligé en 1991 lors de l'achat de mon premier Radio-Techna, retrouvé et acheté quelques années plus tard. 2 CV avec boutons type 1 sans flasque alu, rheostats type 3, inverseur PO.GO type 2 (2 positions). Cet appareil réuni des composants anciens (boutons), et beaucoup plus modernes (inverseurs) ce qui ne facilite pas la datation. Il s'agit probablement d'une des premières utilisations de l'inverseur type 2, il n'est pas exclu qu'il ait été construit en 27. Pas de N° de série. Un appareil identique mais sous la marque "Radio-Parfait" est détenu par un collectionneur de Chalons. Par ailleurs un appareil présentant une façade strictement semblable mais à 4 lampes extérieures disposées sur le dessus en carré est localisé dans une collection hollandaise (pas de photos disponibles  pour ces 2 pièces). (source : collection Verdier). 

57/

Alimentation totale sur secteur alternatif. Selon la notice "L'alimentation des radio récepteurs"(16 pages, archives Horguelin), cet appareil est composé : "d'un système haute tension chargé de transformer le courant alternatif en courant continu de tension voulue. Il se compose d'un transformateur, de deux lampes redresseuses et de condensateurs et selfs de filtrage du courant redressé...Il comprend aussi un système basse tension comprenant un transformateur, une lampe valve, un élément fer-nickel monté en tampon et aussi un dispositif de filtrage". L'appareil est vendu 850 Frs plus les lampes. Figure aussi sur la planche "gamme 1926" (source : archives Horguelin). Le redresseur de tension plaque N°41 ci-dessus inclut seulement la partie haute tension de cette alimentation.

58/

 

Dans sa notice "L'alimentation des radios récepteurs, Paul Horguelin souligne que les blocs d'alimentation totale n'ont pas que des avantages. Leur principal inconvénient est qu'ils sont totalement dépendants du secteur et par conséquent aussi des irrégularités de tension ou de phase : "La moindre variation du voltage agit d'une façon très amplifiée sur le voltage du courant redressé, au grand détriment de la régularité des réceptions et de la longue vie des lampes...Il y a en plus les irrégularités produites sur les lignes de lumière par les petits moteurs en court-circuit actionnant machines à coudre, pompes, ventilateurs....qui transmettent aux appareils récepteurs une friture supplémentaire tout à fait indésirable" (Notice P11/12). Il considère par conséquent que le mode d'alimentation de loin le meilleur reste les batteries et il propose ainsi le "bloc d'alimentation indirecte sur secteur" ci-contre qui comprend un redresseur Tungar, un tableau répartiteur de charge (proche du N°40 ci dessus), la batterie 4 Volts. et une batterie 80 Volts Edison. L'appareil  est connecté de manière permanente aux fiches d'alimentation du récepteur par les bornes situées en bas du tableau répartiteur. L'ensemble complet avec batteries 4V/80V est proposé au prix de 1250 Frs. La notice "L'alimentation des radio récepteurs" propose également un bloc d'alimentation totale pour le secteur continu vendu 480 frs (mais le modèle présenté est de marque Monopole) et un bloc d'alimentation totale pour courant alternatif baptisé "Thermo-secteur", vendu 530 Frs (mais de marque Hervor).

58 bis/

Générateur basse fréquence à buzzer fabriqué par Paul Horguelin sous la marque Radio-Techna. Cet appareil était destiné au réglage des postes sur une fréquence donnée en l'absence d'émission. La fabrication très propre indique qu'il ne s'agit probablement pas d'un simple prototype d'atelier mais bien d'un appareil destiné à la commercialisation. Utilise l'ébénisterie du type communal. Le bouton type 4 B est propre aux fabrications de l'année 1926 mais cet appareil a parfaitement pu être fabriqué plus tard. Absent des archives photographiques Horguelin (Source : collection Verdier, succession Horguelin)

58 ter/

Amplificateur de sonorisation à 5 lampes fabriqué par Paul Horguelin sous la marque Radio-Techna (fonctionne avec des TM15). Cet appareil, probablement unique, était utilisé par Paul Horguelin dans le cadre de manifestations festives (voir en page distribution la photo de la fête de hautvilliers) et probablement aussi lors de foires-exposition dans la région Champagne ou il présentait son matériel. Il manque les 2 voltmètres qui ont probablement été empruntés pour la fabrication d'un autre ampli de sonorisation quelques années plus tard. La présence de rhéostats Burndept (3 en tout dont un manquant) semble indiquer une construction relativement précoce, probablement avant 1927 mais sans plus de certitudes. Ébénisterie en chêne ciré d'aspect solide et rustique comme il scie à ce genre d'appareils à usage professionnel   (Source : collection Verdier, succession Horguelin)

 

                                                                                            1927-28
Pour les années 1927 et suivantes, les photos des archives Horguelin sont disposées dans un album sans datation. Par ailleurs, il n'est pas toujours aisé de distinguer un poste de 27 d'un poste de 28. Je dispose d'un catalogue (voir page "documents annexes") qui regroupe 8 radios mais n'est hélas pas daté. Certaines radios ont également été sans doute aussi fabriquées ou commercialisées pendant plusieurs années. Je possède par exemple la facture d'achat d'un modèle Super 5 meuble datant de fevrier 30, ce modèle figure au catalogue et pourrait parfaitement avoir été fabriqué 3 ans plus tôt. On retrouve encore ces mêmes postes Super 5 sur des photos du magasin de Châlons datant de l'année 1932 ainsi que sur le film produit à cette mème époque (voir page : La distribution des Radio-Techna) Pour ces appareils tardifs il existe parfois plusieurs sources photographiques, je me contenterai de publier 1 photo par modèle afin de ne pas trop alourdir la page inutilement. Les appareils de cette époque sont tous des superhétérodynes. 

59/

 

Modèle B4, 4 lampes Superhétérodyne, boutons des CV type 6, rhéostats type 4, inverseur PO/GO type 2 (2 positions). Ce modèle figure au catalogue et était vendu 700 Frs nu. Il est également photographié dans les archives Horguelin. C'est probablement le "best seller" de Paul Horguelin. J'en possède 3 exemplaires et j'en ai recensé 4 de plus. Existe aussi avec rhéostats type 3 (les premiers sans doute). Selon un inventaire réalisé en 1929 (archives Horguelin), ce poste existerait aussi en version meuble, en version "rideau coulissant" et en version "pupitre". Je n'ai pas retrouvé de photos de ces modèles mais je possède les restes d'une version pupitre (source : collection Verdier). 

60/

Modèle B4, 4 lampes Superhétérodyne. Le même que ci-dessus sauf boutons type 7 et coffret plus grand, identique à celui du type B5 ci-dessous. N° de série 840. C'est probablement une version tardive, peut-être destinée à écouler les ébénisteries du type B5, beaucoup plus cher, et qui s'est manifestement beaucoup moins bien vendu. (source : collection Verdier).

61/

 

Modèle B5, 5 lampes Superhétérodyne. Boutons type 6, rhéostats type 4, inverseur PO/GO type 2 (2 positions), coffret légèrement plus grand que type B4, 2 prises HP marquées Faible/fort.  N° de série illisible. Ce modèle figure au catalogue et était vendu 950 Frs nu. Il est également photographié dans les archives Horguelin. (source : Musée Marcel Cocset).

62/

Modèle Super 5, 5 lampes Superhétérodyne. Boutons type 7, rhéostat type 4, inverseur PO/GO d'un modèle simple qu'on ne retrouve sur aucun autre poste Radio-Techna, prise supérieure pour cadre. N° de série illisible. Ce modèle figure au catalogue à l'identique et était vendu 700 frs nu + un supplément de 275 Frs pour le cadre. Également photographié dans les archives Horguelin avec cadre. Le choix d'un inverseur PO/GO ordinaire s'explique sans doute par des raisons de prix de revient sur cet appareil à 5 lampes vendu le même prix que le 4 lampes B4. (source : Musée Marcel Cocset)

63/

 

Modèle Super 5, 5 lampes Superhétérodyne, version meuble. Récepteur identique au modèle ci-dessus sauf façade légèrement inclinée, boutons type 6. N° de série 312. Le meuble comprend le HP (point bleu), le bac à batteries et le cadre. Commande du cadre accessible de l'avant, poignées de transport sur les cotés du meuble. Ébénisterie à rideaux coulissants comme certains "Super-Technadyne". Cet appareil a été vendu neuf par S.Grignet, revendeur à Fourmies dans le Nord (facture d'achat du 15 fevrier 1930, reproduite à la page "La distribution des Radio-Techna") pour la somme de 2754,5 Frs comprenant les batteries, les lampes, l'installation et la licence. Je connais un autre appareil identique dans une collection, trouvé lui aussi dans le Nord. Il a donc été fabriqué en série, peut-être sur commande spéciale de ce revendeur. (source : collection Verdier).

 

 

64/

 

 

Modèle Super 5, 5 lampes Superhétérodyne, autre version meuble. boutons type N°6. Casier inférieur à portes pour les batteries, pas de commande de cadre visible. (source : archives Horguelin).

 

 

 

65/

 

Modèle Super 5, 5 lampes Superhétérodyne, autre version meuble. Boutons type N°6 (source : archives Horguelin)

 

 

66/

 

 

Genre Super 5, autre version meuble avec un bouton en plus. Boutons des CV type 7. Cliché issu du film Radio-Techna de 1932.

 

67/

Modèle Super 6, 6 lampes Superhétérodyne. Boutons type 6, rhéostats type 1, inverseur PO/GO type 2 (2 positions), 2 prises HP marquées Faible/Fort. Prise pour cadre orientable sur le dessus. N° de série illisible. Ce modèle figure au catalogue et était vendu 1425 Frs avec son cadre. Est également photographié dans les archives Horguelin mais avec rhéostats type 4 (source : http://www.tsf-radio.org ).

 

68/

Modèle "Techna-Luxe", 5 lampes Superhétérodyne. Boutons type 7, rhéostats type 4, inverseur PO/GO type 2, 2 prises HP marquées Faible/Fort. Pas de N° de série. Ébénisterie de luxe avec plaquage acajou et marqueteries. Cette radio figure au catalogue et était vendue 1250 frs, supplément de  250 frs pour cadre adaptable. (source : archives Horguelin)

69/

Modèle "Super-Techna-Luxe", 6 lampes Superhétérodyne. Ébénisterie, rhéostats, inverseur PO.GO identiques au modèle ci-dessus. Boutons des CV type 5A/5B à 2 gammes d'ondes, boutons centraux modèle large . Cette radio figure au catalogue et était vendue 1850 frs avec cadre et boutons type 7, supplément de 150 frs pour boutons à lecture directe des longueurs d'onde tels que photographié (5A/5B). Photographié aussi dans les archives Horguelin. (source : collection Verdier). 

70/

Modèle "Technadyne", Superhétérodyne 5 lampes. Porte la mention "Ultra sélectif automatique, bté SGDG".  Boutons type 5A/5B, boutons centraux modèle large, inverseur PO/GO d'un modèle indéterminé, rhéostats type 4, inverseur 3/4/5 lampes, voltmètre à double lecture d'un modèle inédit. N° de série illisible. Ce modèle figure au catalogue et était vendu 2250 frs, supplément de 200 frs pour ébénisterie à rideaux coulissants (source : archives Horguelin)

71/

Modèle "Super-Technadyne", Superhétérodyne 6 lampes. Porte la mention "Ultra sélectif automatique, bté SGDG.  Boutons type 5A/5B, inverseur PO/GO type 2, rhéostats type 4, inverseur 4/5/6 lampes, voltmètre à double lecture, N° de série illisible. Ce modèle figure au catalogue et était vendu 2450 Frs avec cadre, supplément de 200 frs pour ébénisterie à rideaux coulissants. (source : archives Horguelin).

 

72/

Superhétérodyne 6 lampes. Boutons type 6, rhéostats type 4, inverseur PO/GO type 2, inverseur 4/5/6 lampes, inverseur TSF/Pick-up. Radio très proche du N°67 ci-dessus mais ébénisterie plus longue. Pas de N° de série. Ébénisterie identique au N°55 et 73. Modèle non catalogué et non photographié dans les archives Horguelin. (source : collection Verdier)

 

73/

Superhétérodyne 7 lampes, rhéostats type 1, inverseur pour les lampes, voltmètre à double lecture. Sélecteur des longueurs d'ondes d'un modèle inconnu à 3 positions. Les boutons des CV à lecture directe présentent également 3 gammes d'ondes. Ébénisterie identique au modèle ci-dessus et au N°55. Modèle absent du catalogue Horguelin (source : archives Horguelin). Cet appareil est présenté dans le catalogue des Ets Becel de Lille de janvier 28 sous l'appelation "Super-Technadyne", vendu au prix de 3400 Frs. On peut penser qu'il s'agit d'un appareil de transition entre les postes de la gamme 26 et ceux de la gamme 27/28, réalisé avant l'adoption définitive du sélecteur à 2 gammes PO.GO et la généralisation du montage Superhétérodyne à l'ensemble de la production. 

74/

Superhétérodyne X lampes, genre Technadyne, voltmètre à double lecture, inverseur PO/GO type 2, boutons type 5A/5B, boutons centraux modèle large, rhéostats type 1.  N°de série illisible. Le bouton en bas n'est probablement pas d'origine. Ébénisterie identique au N°67/75. Modèle non catalogué et absent des archives. (source : collection particulière).

 

75/

Superhétérodyne 4 lampes, genre "Technadyne", voltmètre à double lecture excentré; boutons 5A/5B. Modèle non catalogué, présent dans les archives uniquement avec ébénisterie à rideau coulissant (voir N°81). (source : collection particulière)

 

75 bis/

"Technadyne" 5 lampes, voltmètre à double lecture excentré, boutons 5A/5B. Façade identique au modèle ci-dessus mais châssis plus profond. Ébénisterie manquante, probablement semblable au N°81 ci-dessous. Nombreux manques également à l'intérieur.  N° de série : 210 (source: collection Verdier, succession Horguelin). 

Appareil ajouté à la liste en 02/2012.

 

76/

Modèle "Super-Technadyne", 5 lampes, boutons type 7, rhéostats type 4, inverseur PO/GO type 2, inverseur 4/5 lampes, voltmètre à double lecture marqué "Radio-Techna". Cet exemplaire n'est pas marqué "Ultra sélectif automatique" ce qui s'explique par l'absence des boutons à lecture directe des longueurs d'ondes. Pas de N° de série. Modèle non catalogué et non photographié dans les archives Horguelin. Don de Mr Marcel Cocset. (source : collection Verdier)

77/

 

Genre "Super-Technadyne", Superhétérodyne 6 lampes. Inverseur PO/GO type 2, boutons à lecture directe type 5A/5B avec petit bouton central, rhéostats type 4, 2 prises HP fort/faible, voltmètre à double lecture marqué "Radio-Techna". Ébénisterie à rideaux coulissants en bois blanc teinté acajou (d'une qualité inférieure à celles habituellement utilisées par le constructeur). Pas de N° de série. Modèle non catalogué et non photographié dans les archives Horguelin, trouvé en Angleterre. Dans le catalogue 27/28 on peut lire "agents en France et à l'étranger". Dans la mesure ou P Horguelin faisait de fréquents voyages en Angleterre pour s'approvisionner en composants, il est possible qu'il ait eu un agent mais les ventes sont certainement demeurées marginales. (source : collection Verdier)

78/

 

Genre "Super-Technadyne", Superhétérodyne X lampes, Inverseur PO/GO type 2, boutons à lecture directe type 5A/5B avec grand boutons centraux, rhéostats type 4. Ébénisterie identique ou proche du N°77 ci dessus. Modèle non catalogué. (source : archives horguelin)

 

 

79/

"Super-Technadyne", Superhétérodyne 6 lampes, Inverseur PO/GO type 2; boutons 5A/5B avec grands boutons centraux, rhéostats type 4. Ébénisterie de luxe à rideau coulissant avec poignées de transport. Porte le N°81 . Modèle non catalogué et absent des archives Horguelin. (source : collection Verdier, don de Mr Marc Horguelin)

 

80/

Modèle "Super-Technadyne", Superhétérodyne 6 lampes. Inverseur PO/GO type 2, boutons à lecture directe type 5A/5B avec grands boutons centraux, marqué "Ultra sélectif automatique, bté SGDG", rhéostats type 4, Voltmètre à double lecture marqué "Radio-Techna", 3 prises HP. Ébénisterie de luxe à rideaux coulissants, poignées de transport sur les cotés. N° de série illisible. Très proche du N°77 ci dessus mis à part la qualité de l'ébénisterie. Modèle non catalogué et absent des archives, plus grand que le N°79 ci-dessus (source : Doctsf.com, collection particulière au Canada).

81/

 

Genre "Super-Technadyne", Superhétérodyne X lampes. Inverseur PO/GO type 2, boutons à lecture directe type 5A/5B avec grands boutons centraux, rhéostats type 4, voltmètre à double lecture excentré, prises HP, Ébénisterie de luxe à rideaux coulissants, poignées de transport. Modèle non catalogué. 1 exemplaire connu dans une collection avec une ébénisterie plus simple (N°75) + une épave sans boite dans ma collection (N°75 bis) (source : archives Horguelin).

82/

 

 

Récepteur portable en valise, 5 lampes, boutons type 6, rhéostats type 4. HP et batteries incorporés, tableau de lecture des longueurs d'ondes. pas de N° de série visible. Modèle non catalogué. (source : archives Horguelin). Un appareil de ce modèle est connu dans une collection. Valise en cuir brun roux façon sellier. Façade ébonite marbrée rouge et boutons marbrés assortis. Ce type d'appareils était principalement utilisé lors des "rallyes TSF", très à la mode entre 28 et 30. D'ailleurs, l'appareil survivant connu a servi à cet usage. 

 

 

83/

 

Technadyne, Superhétérodyne 7 lampes, boutons type 5A/5B avec grands boutons centraux, rhéostats type 4, voltmètre à double lecture, inverseur PO/GO type 2 (probablement modifié à ce niveau). Ébénisterie à rideaux coulissants type meuble avec marqueteries , comprenant le cadre. N° de série illisible. Modèle non catalogué et absent des archives (source :   http://www.tsf-radio.org ).

84/

 

 

Genre "Super-Technadyne", Superhétérodyne X lampes, récepteur identique au N°81.ci-dessus avec voltmètre excentré. Meuble identique au N°83 ci-dessus. (source : archives Horguelin).

 

 

 

 

85/

 

 

"Super-Technadyne", Superhétérodyne X lampes, récepteur identique aux N°71 ci-dessus. N° de série illisible. Version meuble de luxe. (source : archives Horguelin)

 

 

86/

 

 

 

Genre "Super-Technadyne", Superhétérodyne X lampes, voltmètre similaire au N°70 . Meuble de luxe à rideaux coulissants comprenant 1 pick-up. (source : archives Horguelin).

 

 

 

87/

 

 

 

 

Genre "Super-Technadyne", Superhétérodyne X lampes. Meuble de luxe de style "art-déco" comprenant un pick-up (source : archives Horguelin) 

 

 

 

 

88/

 

 

Récepteur Superhétérodyne X lampes, disposition inhabituelle de la façade avec HP incorporé. Boutons type 5A/5B, rhéostats type 4, inverseur Faible/fort, pas de N° de série, sans doute un prototype. Meuble de luxe à rideau supérieur coulissant comprenant un pick-up. (source : archives Horguelin).

 

 

 

88bis/

 

Chargeur de batterie 4V/80V. Ébénisterie commune avec le monolampe communal. La base nickelée du bouton indique une fabrication de 1927 ou postérieure. Le contacteur à 3 positions est proche du sélecteur type 2 (voir page composants). Une variante existe avec le bouton placé plus bas et les bornes de sortie placées à gauche. (source : collection Verdier, succession Horguelin)

 

88ter/

Alimentation totale 4V/80V. La caisse de fabrication Horguelin abrite en fait une alimentation totale Philips. La facture relativement rustique de la présentation semble indiquer que cet appareil avait vocation à être caché du regard de l'utilisateur. Cette alimentation était très probablement proposée en option avec les postes type "meuble de luxe" dont nous avons plusieurs exemples ci-dessus. Le commutateur nickelé indique une fabrication relativement tardive (1927-28). Ce modèle est équipé du rhéostat type 3, un second exemplaire en ma possession est équipé du rhéostat type 4. (source : collection Verdier, succession Horguelin). 

 

                                                                                              1929-1931
J'ai classé dans ces années quelques radios qui présentent de manière évidente des caractéristiques postérieures à 1928. Ces radios sont issues des collections et on ne trouve plus aucun document dans les  archives Horguelin. En 1928, Paul Horguelin devient agent officiel Philips, la production des Radio-Techna devient peut à peut une activité annexe.

89/

 

Récepteur 4 lampes avec alimentation secteur incorporée, boutons type 7, voltmètre d'un modèle inédit, ébénisterie identique au N°70/71/76 ci dessus. Pas de N° de série. (source : collection particulière à Châlons-sur-Marne)

 

90/

 

Récepteur X lampes, CV  avec cadran tambour, ébénisterie identique aux N°68/69 ci dessus. Pas de N° de série. (source : collection Marcel Cocset).

 

90 bis/

 

Alimentation totale 4V/80V. Contrairement à l'appareil 88ter ci-dessus, ce modèle est de fabrication soignée en placage d'acajou. La forme générale indique qu'elle devait être placée sous un récepteur (je n'ai pas retrouvé d'ébénisteries de Radio-Techna dont les cotes conviennent parfaitement, le plus proche est le type B5). Le voltmètre identique à celui du poste secteur N°89 indique une fabrication tardive de 1929-30 voire postérieure. Il ne s'agit pas d'une alimentation Philips "rhabillée" comme la précédente, les éléments qui là composent sont de provenances diverses. (source : collection Verdier, succession Horguelin)

 

90 ter/

 

Récepteur monolampe ondes courtes. (collection Verdier, don de Mme Viviane Horguelin)

                                               

                                                                                                 1932-1933
Le chant de cygne des constructions Radio-Techna.

 91/

 

Cet appareil est l'unique survivant recensé de cette période. Ses caractéristiques indiquent une fabrication de 1932 ou postérieure. Plus aucun élément en commun avec les radios ci-dessus. Seule la marque placée sur l'enjoliveur du cadran permet d'identifier un Radio-Techna. Il n'est pas certain que cet appareil ait-été effectivement fabriqué par Paul Horguelin, peut-être rajoutait-il simplement sa marque sur des appareils achetés en gros afin de satisfaire une frange de clientèle fidèle à Radio-Techna et peut disposée à se laisser convaincre d'acheter un poste Philips. Appareil trouvé dans la région d'Amiens par son précédent propriétaire.  En général, je passe devant ce type de radios sans les regarder, il est possible que j'ai raté des appareils contemporains faute d'avoir "l'œil" pour les identifier. On a retrouvé aucun appareil de ce type sur les photos des magasins Radio-Techna réalisées en 32-33, ce qui indique quand même que cette fabrication est demeurée marginale.

 

 

SUITE DU DOSSIER RADIO-TECHNA

 

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